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  • EDITORIAL

    PLAIDOYER POUR UNE POLITIQUE MUNICIPALE ECOLOGIQUE

    La ville de Séné organise des réunions sur les thèmes liés à l'environnement et au réchauffement climatique. Ces initiatives permettent de diffuser le « sentiment écologique » à nos concitoyens. Il est bon de noter qu'une "conscience écologique" existe chez de nombreux Sinagots et élus.

    L'écologie est une science mal comprise qui doit s’accompagner d’une démarche de pédagogie. Former, instruire sont des valeurs de progrès. On se rappellera que ce sont bien des « experts scientifiques » du GIEC qui ont fait passer l'idée du réchauffement climatique au grand public et aux dirigeants !

    Par ailleurs en économie, en écologie ou en politique il faut savoir quantifier les choses, soupeser les choix, pour donner du sens à sa réflexion.

    Parmi les projets réalisés ou envisagés par la municipalité qui ont une taille conséquente on retiendra:

    - le projet de production collective d'électricité via une coopérative,

    - l’isolation des bâtiments municipaux entrepris par la ville,

    - le projet Cœur du Poulfanc qui est un exemple d'urbanisme peu consommateur de foncier.

    En effet, l’'écologie demande des solutions communes et collectives et pas des mesurettes individuelles.

    Dispenser un discours qui dit qu'avec un compost à la maison, une poule pour manger les restes de la maison, un container à eau, on œuvre pour préserver l'environnement peut s'avérer contreproductif. Un foyer peut se sentir "écolo" par de telles actions qui pourtant ont très peu d'impact et en oublier l’essentiel, l’important.

    Le discours à relayer chez un particulier doit insister sur 4 grandes actions simples, compréhensibles de tous qui impactent sur l'environnement et le réchauffement climatique :

    - l'isolation de son logement, pour économiser l’énergie,

    - la promotion de la vie en appartement pour économiser le foncier et la biodiversité,

    - l’utilisation d’une voiture électrique pour baisser fortement ses émissions de Co2,

    - le tri sélectif et le recyclage au maximum pour mieux consommer.

    Ces idées seront accompagnées d’explications sur les aides publiques existantes.

    Les « écolos » sont souvent réticents à la voiture électrique. Pourtant comme le train, elle fonctionne encore avec du nucléaire à 90%. La transition énergétique est lancée. Dans quelques années la voiture électrique fonctionnera à plus de 50% au solaire, à l’éolien, à l’hydroélectrique et permettra de réduire les émissions de CO2.

    Une autre idée très peu relayée par les élus est l’atteinte irréversible à l'environnement que représente la consommation effrénée de foncier et donc de BIODIVERSITE. Et pour cause, cela réduit « leur projets structurants ». Et pourtant il y a une alternative…

    En conseil municipal passe ces jours-ci le projet de logements à Bézidel. Quelques 5 à15 ha qui seront bétonnés. Ne pouvait-on pas y installer un autre producteur de maraichage BIO aux portes de Vannes ? Oui, c'était possible, si on avait mis ces logements-là à la place des "Quais de Séné".

    Toutes les municipalités successives ces dernières années ont artificialisé des sols, réduits les surfaces agricoles de Séné.

    Prenez de la hauteur et consulter les photos aériennes anciennes de Séné sur le site de l’IGN : https://remonterletemps.ign.fr/

    Ces dernières années, Rue du Versa, à Kerfontaine, à Kergrippe, au Goavert, et demain au Purgatoire, extension à Kercourse, extension chemin de Balgan en arrière de Cousteau…Les tiroirs de l’urbanisme à la mairie regorgent de projets immobiliers.

    STOP à la disparition de prairies, de champs, de terres arables, de broussailles, des bois ou des chemins creux.

    C’est écolo d’aller arracher le baccharis à Boëd, c’est écolo de protéger la Réserve de Falguérec, c’est aussi écolo de protéger le foncier partout dans la commune pour garder des terres agricoles, des friches et des terrains sauvages.

    On oublie également la possibilité de rénover les quartiers comme à Cœur de Poulfanc qui reste une exception. A quand la rénovation du centre bourg ? Heureusement, des privés comme le projet des Salines font mieux que les élus.

    Une politique locale doit être cohérente : on ne peut pas d’un côté bétonner et de l’autre appeler à des gestes écolo sans impact sur le réchauffement climatique ou la protection de l’environnement.

    L’action efficace se situe à l’échelle d’une commune ou de l’agglomération ou de projets collectifs :

    • Réduire les pertes d’eau sur le réseau fera plus que n’importe quel container en plastique,

      Le rapport VEOLIA chiffre à 50.000 m3 les pertes d’eau par an. A quand une campagne de recherche de fuites ?

    • Mieux interconnecter Séné avec le reste du Morbihan pour ne pas jouer « perso » mais collectif sur la ressource hydrique et investir pour accompagner l’essor démographique au lieu de vouloir déjà gérer la pénurie. Heureusement Eau du Morbihan investit pour les Sinagots.

    • Réfléchir à l’échelle de l’agglo à la production de gaz par biomasse au lieu de promouvoir du compost individuel qui mal fait, dégage du méthane. Le gaz issu de biomasse sera plus judicieux que le tri mécanique fait par le Sysem avec les poubelles vertes des Sinagots.

    • Réserver le photovoltaïque aux seules grandes surfaces de toit : bâtiments agricoles ou municipaux, écoles, bâtiments d’artisans ou grandes surfaces commerciales. En effet les aides ont été réduites et l’investissement est aujourd’hui risqué pour un particulier.

    • Aider à la rénovation thermique des logements par des subventions municipales complémentaires pour les foyers les plus modestes.

    • Mettre en place la récupération de tous les emballages comme l’outil du Sysem le permet.

    Quant à notre commune de Séné, une autre ambition écologique est possible bien loin de petits pas sans effet.

    Sur notre littoral, déconstruire les paillottes en béton et retraiter les carcasses de bateaux qui pourissent. Pour notre terre, il est encore possible de réviser le PLU et de geler l'artificialisation des terres agricoles. Faire de Séné une commune 100% BIO où on ne rogne plus le foncier agricole et on été rénovés les logements encore mal isolés.

    La rédaction.

     

     

     

     

   
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