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vendredi, 02 novembre 2012 16:40

Finances locales : vers plus de sagesse

Alors que les Sinagots reçoivent leur impôts locaux et leurs taxes d'habitations à régler, attardons nous sur la fiscalité locale aux particularités singulières ...

Le Maire de Séné annonce des taux d'imposition stables....mais la base de calcul est ré-ajustée chaque année par le Trésor Public,

si bien que les impôts locaux augmentent chaque année en valeur.  Si on tient compte de l'inflation, la hausse épouse l'augmentation des prix, mais hausse il y a  pour tous les Sinagots non dégrévés des impôts locaux.

En temps "normal" une telle hausse modérée est la bienvenue car elle évite des soubressauts dans les impôts locaux et montre une maîtrise du budget communal.

Les gouvernements Fillon et Ayrault ont bloqué la ré-évaluation des barêmes de l'impôt sur le revenu si bien que ceux-ci augmenteront à revenu constant.

On aurait apprécié de bloquer aussi ces barêmes de la fiscalité locale car il y a la crise financière et économique qui désormais impacte tout le monde.

Selon Pole Emploi il y avait 306 chômeurs de catégorie A dans notre commune de Séné en 2008. En 2011 on en comptait 336.

Sur 2012 on peut penser que ce nombre sera de 360-370. Voire 400 fin 2013.

Il y a donc plus 350 familles touchées par le chômage et la baisse de revenu qui en découle.

Ces familles voient leur revenus baisser et paieront moins d'impôts sur le revenu....MAIS autant d'impôt locaux.

On voit bien que la fiscalité locale est un peu déconnectée de la réalité économique....

 

La Maire annonce sa volonté de réduire la dette de la ville de Séné. Voilà une décision à saluer car la dette des collectivités locales et des communes impacte sur la notation financière de la France.

La ville intestit "à un rythme moins élevé". Rappelons à nos visiteurs que les communes n'investissent pas mais financent des dépenses de fonctionnement ou d'équipement.

Séné annonce donc moins de dépenses en équipement. Cependant, on a récemment présenté la rénovation de la rue du Poulfanc pour 1.5 millions €uros.

Par temps de crise il faut continuer à financer certaines dépenses d'équipement mais chacun peut s'interroger sur la pertinence de payer aujourd'hui la rénovation de la rue du Poulfanc qui ne dessert ques des quartiers résidentiels. Voir article concerné.

Séné investit "à un rythme moins elevé". Si les frais de fonctionnement augmentent c'est autant de financement en moins pour des équipements.

On rappellera au lecteur que Grain de Sel a généré 436.000 € de frais de fonctionnement annuel en plus soit sur 10 ans 4.360.000 €uros en moins pour "investir" ou désendetter la commune.

On comprend que maîtriser les dépenses de fonctionnement en temps de crise permet de maintenir la capacité à financer des équipements.

Un gel ou une baisse des dépenses de fonctionnement seront un des enjeux de la prochaine élection.

Le Maire craint que le gouvernement réduise les dotations de fonctionnement des communes. On saisit d'autant mieux la nécessité de ne pas augmenter les frais de fonctionnement et de bien "choisir" les dépenses d'équipement.

Comme dit un peu plus haut les finances locales sont un peu en marge de l'éctivité économique et beaucoup d'économistes dénoncent l'accroissement ces dix dernières années du nombre d'agents territoriaux.

Le temps est venu de "repenser" la gestion d'une commune en prenant en compte la réalité économique.

C'est ce que dit  Jean-Pierre BEL Président du Sénat qui énonce dans une interview du Journal le Monde daté du 5 Octobre que les collectivités territoriales « ne peuvent pas c’est certain se comporter comme si elles étaient un îlot de prospérité dans une mer de sinistrose ». (Lire l'interview en entier sur le fichier pdf joint).

Une pensée que tous les élus et les candidats aux élections municipales peuvent méditer.

 

 

 

 

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